..............Je suis assise sur ce sol froid... si froid. Mon magnifique maquillage noir doit maintenant avoir recouvert mes joues par les milliers de perle de larmes qui se sont échappées de mes yeux. Une musique
* tourne en boucle dans ma chambre d'hôtel.
Cela doit bien faire plusieurs heures qu'elle ne s'arrête pas. Je n'ai pas le courage de l'arrêter. Dans ces paroles, il y a du juste, il y a du faux. Tellement de juste... si peu de faux. Enfin si je reconsidère l'histoire de ma vie bien entendu...
L'amour qu'il y avait entre nous... se n'était ni vraiment de l'amour, ni vraiment de la passion. C'était tellement plus fort et intense que ça.
..............Je l'ai rencontré lors d'une remise de prix. Il était beau, doux et viril à la fois, présent et effacé par la même occasion. Il portait les cheveux longs, mais pas trop.
Il m'a regardé... lors de la réception d'un de leur prix... un regard si profond, si vrai, si seul. C'est ça qui m'a attiré en lui... ce grand tout qu'il représentait pour les autres.
Nous nous sommes retrouvé lors du cocktail qui se faisait juste après la cérémonie. Il est intéressant et cultivé. Nous avons parlé de chose et d'autre... de musique... de psychologie... d'amour.
Il en parlait avec aisance, ses mots touchaient mon c½ur de plein fouet, comme si il voulait me faire vivre les mots qui sortaient de ses fines lèvres. Et moi... moi je les buvais ses paroles, comme si s'était ma seule issue pour survivre, je m'y tenais avec tellement de force et d'insistance. Nous nous sommes échangés nos numéros, nous disant qu'il serait intéressant de se revoir car la soirée avait été forte agréable aux cotés de l'autre.
..............Dès le lendemain, nous nous sommes revu. Une histoire commença ce soir la. Et elle continua... des jours, des semaines, des mois. Tout cela en gardant notre relation secrète. Même ses amis, ceux avec qui il passe toute sa vie, ceux qui partagent tout de lui. Même à eux, nous n'avons rien dit.
Pendant une longue période, nous ne nous sommes plus vu... il devait célèbre. Beaucoup trop célèbre. Tellement célèbre qu'il avait changé. Au fond, il était toujours le même mais il n'était plus disponible... pour quoi que se soit d'ailleurs. Allant de continent en continent, de pays en pays, de ville en ville. Pas un seul créneau pour moi... pour nous.
Il fut grandement surpris quand nous nous sommes enfin retrouvé 3mois plus tard. Je n'étais plus la même. Moi aussi j'avais changé. Au fond, j'étais toujours la même mais à l'intérieur de moi... ça évolué. Ces longs mois qui pesaient de ses absences... cet homme que j'ai remplacé... une autre personne a prit la place si importante qu'il occupait dans mon coeur...
Il n'en croyait absolument pas ses yeux. Il me demandait si c'était une blague. On a longuement discutés... très longuement... la nuit entière... la matinée qui a suivi. Il voulait comprendre pourquoi un si lourd silence de ma part. Je voulait savoir pourquoi une si lourde absence de la sienne.
Si je devais
Je voudrais me tenir près de toi
Donc laisse moi demander
Aimerais-tu ça ?
Et je m'en fiche
Si tu me dis que cet amour est le dernier
Donc maintenant je demanderais
Aimes-tu ça ?
Il y a une bonne limite entre l'amour et la haine
Et je m'en fiche
Laisse-moi juste te dire que j'aime ça
J'aime ça
..............Me dire ça... il a osé. Me dire qu'il voulait de tout ça... d'un lui et moi... d'un nous en moi... Il était prêt à faire des concessions... tellement de concessions. Et moi, idiote que je suis... je lui ai tourné le dos, disant que se n'était pas obligatoire, que je ne voulais pas le priver de sa liberté pour une minette comme moi... alors que je n'avais qu'une envie qui me brûlais la bouche, les entrailles. Lui dire oui ! Oui à tout ça ! Oui à tout se que nous aurions pus vivre ensemble... tout les trois.
Désespéré, j'avancerais au pas
Attendant depuis tellement longtemps
Pas d'amour, il n'y a pas d'amour
Mourant pour n'importe qui
Voilà ce que je deviens
..............Je ne peux pas me permettre ça. Mourante pour n'importe qui ? Impossible... même pour lui. Je dois vivre pour deux dès à présent. Je ne peux plus penser de façon égoïste. Non... maintenant un petit être va bientôt apparaître. Aucunes erreurs de ma part ne seront acceptables... Surtout que son père ne sera pas la. Il n'est jamais la.
Quelque chose part dans cette voie
Quelque chose est sur le point de se briser
J'essaierai de trouver ma place dans le journal de Jane
Je brûle une autre page
Je regarde vers une autre direction
J'essaie de trouver ma place
Dans le journal de Jane
..............Quelqu'un toque à la porte. Je sais que trop bien que s'est lui. Je le sens. Cette façon de taper à la porte, le fait que la nuit soit déjà bien avancée. Je ne veux pas lui ouvrir, et pourtant j'aimerais tellement sa présence à mes cotés. Je suis contradictoire. Les hormones ? La folie ? La folle jeunesse qui vit encore aujourd'hui en moi ? La peur ?
Je l'entends parler... fort... très fort, pour couvrir du mieux qu'il peut le son de ma chaîne hi fi. Il me crie qu'il veut faire partir de ma vie... de la sienne... à cette petite... cette petite Jane, comme dans la chanson. Il fera tout se qu'il faut, tout se qui est en son pouvoir pour trouver sa place entre ses deux vies. Qu'il faut oublier notre passé, se concentrer sur le futur. Un futur tous ensemble. Il me supplie de lui ouvrir... je ne peux pas... je ne sais pas. Par ma réaction je perds plus que je ne gagne... Je puisse les forces qu'il me reste pour aller lui ouvrir... La porte s'ouvre sur son visage ferme et attendrissant. Le seul mot qui sort de ma bouche est son prénom... que je dis dans un seul souffle... « Georg »
..............Instantanément il colle son corps au mien. Ses lèvres aux miennes. Il me regarde droit dans les yeux, essuient mes larmes de ses pouces. Il me tend un paquet. Il est toujours sur le pas de la porte. Je déchire l'emballage. Un cahier... la couverture fait ancienne mais les feuilles sont vierges. En lettres d'or sur l'avant de la couverture y est inscrit « The diary of Jane ».
Nous nous engouffrons dans ma chambre, Il referme la porte derrière nous... en chassant le passé.